Comment se déroule une sélection

🇨🇵FR 

Mon voyage se déroule dans le cadre d’un échange universitaire. Ce n’est pas Erasmus mais une convention bilatérale. Cette sélection s’est passée pendant ma 3ème année de licence pour partir en master 1.

  • Les inscriptions à la mobilité internationale

Nous avons la chance à Rennes d’avoir beaucoup de partenariats avec des universités étrangères. Nous sommes, il me semble, la première fac proposant autant de places pour le Japon, ce qui est étonnant pour une université qui ne propose pas de licence de japonais. Les échanges sont ouverts à partir de la 3ème année de licence.

Généralement, il y a autant de candidats que de places. Un point qui rassure. Par contre, les enseignants se réservent le droit de refuser la candidature.

Si on envisage de partir, il faut d’abord se rendre aux réunions sur la mobilité internationale (une semaine en décembre y est consacrée) pour récolter un maximum d’information et faire une première rencontre avec les enseignants et coordinateurs. Ensuite, il faut prendre impérativement un rendez-vous avec le coordinateur de filière (un ou plusieurs enseignant de votre filière chargés de la mobilité) pour discuter de votre projet professionnel. C’est le coordinateur qui valide le dossier. Sans un accord favorable, vous ne pouvez pas partir. La chose la plus importante : les cours que l’on souhaite prendre à l’étranger doivent comporter des équivalences avec les cours de son cursus. Pas simple, surtout quand certaines filières n’existent que dans le pays de notre choix (comme l’infocom). Il faut prendre également un rendez-vous avec l’enseignante directrice du département de japonais. Elle  donnera son avis sur votre projet, donner des informations sur les universités que vous visez (3 choix possibles) et aura un aperçu de votre motivation. Fin décembre, les candidatures sont ouvertes. On s’inscrit sur le site de l’université. Mi-janvier, on dépose notre candidature version papier au bureau des relations internationales : 3 dossiers identiques avec informations personnelles, relevés de notes depuis le bac, lettre de motivation et certificat(s) de langue(s).

  • La sélection

Début février, on reçoit un email de la directrice du département qui nous annonce que nous sommes convoqués pour la commission de sélection. Joie, confettis et cotillons.

« Vous passerez devant la commission par groupe de trois à quatre. Chacun présentera son projet en japonais (ou en français) en trois minutes. Les candidats en Arts plastiques peuvent présenter leur book pour expliquer leur motivation. »

Deux semaines pour préparer son oral. Avec 4h par semaine en L1 et L2 et 3h en L3, les enseignants ne s’attendent pas à du haut niveau, MAIS il faut être bon et surtout avoir des bonnes notes en japonais. Pour préparer mon oral, je n’ai pas hésité à demander à plusieurs étudiants japonais de l’université que je visais (Okinawa était mon premier choix) pour m’aider à trouver les bonnes formulations. Certaine site internet d’université ne sont pas mis à jour, trouver des informations en anglais sur les différents programmes peut être laborieux. N’hésitez pas à prendre contact avec les étudiants japonais de l’université pour qu’ils puissent vous aider.

Le jour de la commission l’attente dans le couloir était affreusement longue et stressant. Le silence était presque complet, tout le monde était très concentré. J’étais à cran. « Laetitia, Adrien, Rémi, … ». Boum, le battement de coeur qui m’a frappait d’un coup. J’avais des fourmillements partout, jusqu’au bout des doigts. J’étais la 3ème à me présenter. J’ai fais 3 – 4 phrases de présentation en japonais et là, c’était le drame. Je ne sais ni pourquoi ni comment mais d’un coup, le stress m’a noyé, j’ai fondu en larmes. Je pense que la directrice du département de japonais m’impressionnait beaucoup. J’étais lamentable. Je me détestais. J’avais envie de quitter la pièce tellement que j’avais honte. Mais pas question d’abandonner, j’ai continué en français. Mes phrases se mélangeaient, je tournais en rond, ma présentation n’avait aucun sens. C’était la première fois que le trac m’envahissait lors d’un oral. D’habitude, je gère plus bien mon stress sur ce type d’épreuve. Partir au Japon était un projet extrêmement important à mes yeux. Les enseignants m’ont posé beaucoup de questions. Leurs réactions et le ton qu’ils prenaient donnaient la forte impression qu’ils n’étaient pas convaincus du tout par ma motivation. Par ce que j’avais un point faible : mes notes. Elles étaient moyennes. Une raison à cela : je travaillais beaucoup à côté de mes études et j’ai manqué beaucoup de cours. Cela a eu beaucoup de répercussions sur mes notes du dernier trimestre.

Fin de la torture, les enseignants nous ont convoqué pour annoncer que tout le monde était sélectionné. Félicitations à tout le monde ! Après un entretien minable, je n’en revenais pas. On m’a proposé de partir à Oita à la place d’Okinawa car le programme de l’université correspondait plus à mon projet professionnel.

J’étais tellement soulagée et heureuse de la décision. Je n’avais plus aucune pensée en tête. J’étais déboussolée. A tel point que lorsqu’on m’a demandé d’indiquer mon numéro de téléphone sur une fiche, je l’avais oublié !

Pour rattraper mon retard en japonais, une de mes enseignantes s’est porté volontaire pour prendre deux heures dans la semaine de cours particulier. Grâce à sa générosité, j’ai effectivement remonté mes notes. Mais je peux vous affirmer qu’avoir des bases en japonais pour étudier à Oita n’est absolument pas requis ! Il y a une classe pour débutants et tous les cours sont donnés en anglais.

  • En résumé, pour candidater il faut :

– Un projet professionnel

– Des bonnes notes en japonais

– Un certificat d’anglais (attestation délivrée par un enseignant d’anglais ou TOEIC ou TOEFL selon les exigences des universités visées)

– Montrer une grande motivation

– Trouver des équivalences avec ses cours (la volonté des coordinateurs est que vous validiez au moins un semestre dans le pays où vous allez passer votre année)

– Prendre rendez-vous avec son coordinateur et les enseignants de japonais (un avec la directrice du département, un avec l’enseignant référant de l’université visée)

– Réussir son année

 

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