Le début d’une nouvelle vie ! (Partie 1)

Le 25 septembre marque le début d’une nouvelle vie. Le voyage a été très perturbé, mais que serait un voyage sans péripéties ? C’est ça l’aventure ! ^^

Après un au revoir douloureux avec Maxime, j’ai rejoint l’aéroport pour 11h30. Une très bonne amie qui y travaille m’y attendait. Grâce à ses petites magouilles, j’ai pu avoir certains privilèges, comme par exemple, avoir un passe coupe-file :p Cela nous a permis de m’enregistrer dès que je suis arrivée et prendre le temps pour un petit déj’ au Starbucks.

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C’était une sensation très bizarre de lui dire au revoir. C’est à ce moment là qu’on se rend compte à quel point on aime une personne, qu’on sera forcément séparé d’elle pendant si longtemps et que c’est douloureux.

Une fois posée dans l’avion, j’ai pu prendre le temps de dire mes derniers au revoir par sms et sur les réseaux sociaux. 14h10, l’avion s’est mis en route, c’est parti pour Pékin ! Le vol était long, très long. Je ne savais pas comment me mettre pour dormir, dès que je piquais du nez je me réveillais avec un torticolis. Et même en me levant régulièrement j’avais très mal aux jambes. Quand j’ai atterri enfin à Pékin à 7h heure locale (1h en France), c’est là que les ennuis ont commencé.

avion-paris-pekin

de Paris 14h à Pékin 7h heure locale

A première vue, j’ai constaté que l’aéroport était super propre, ça sentait même le produit d’entretien ce qui me donnait une impression plutôt positive de l’aéroport. J’ai suivi le panneau “International transfert” car ma destination était Fukuoka. Arrivée au guichet, on m’a renvoyé en me disant que ce n’était pas la bonne file. Mais quelle file alors ? Il y en avait plusieurs. Une file gigantesque pour les étrangers qui veulent sortir de l’aéroport, une pour les résidents qui veulent sortir aussi et plusieurs files pour les vols intérieurs. Il n’y avait aucun panneau qui indiquait les vols. Le stresse commençait à monter. Je suis retournée dans la file pour les vols internationaux afin de demander plus d’explications. Comme la plupart des gens étaient français, j’ai pu leur expliquer mon problème et voir directement le mec au guichet. Il m’a expliqué, de manière très floue et avec un très mauvais anglais, que je devais me diriger dans la file des vols domestiques car il y avait une escale à Dalian. Je me suis précipitée car j’avais déjà perdu beaucoup de temps. J’ai pris la file la moins longue mais je continuais à demander si j’étais bien au bon endroit. Lorsque je posais des questions au personnel chinois, j’avais la forte impression qu’ils me donnaient une réponse au pif pour être débarrassés. Ils ne me regardaient même pas et me répondaient de manière agacée. Devoir parler anglais les dérageait beaucoup.  C’était bien la bonne file. Après avoir donné un document pour l’immigration, on m’a indiqué qu’il fallait suivre les panneaux “Domestic transfert“. Il fallait prendre une navette pour rejoindre le terminal. J’ai demandé à une staff si j’étais bien au bon endroit pour rejoindre les vols intérieurs, elle m’a répondu en chinois. Bon… J’étais ultra tendue car il y avait très très peu d’explications en anglais. Le chinois était à peine traduit. Lorsque je regardais autour de moi, j’ai vu un grand blond aux yeux bleu aussi stressé que moi. On a échangé quelques phrases en se plaignant de l’aéroport et on s’est rendu compte qu’on avait la même destination. C’était un allemand qui allait rendre visite à son oncle à Fukuoka. Il parlait parfaitement anglais, on est donc resté ensemble. Arrivé au terminal, on a passé les portiques de l’immigration. 8h10, le vol est à 8h50 ! “That’s ok, don’t stress” que me disait l’allemand. Une fois nos bagages à main récupérés, “Ok let’s go!” on a foncé vers le panneau des départs. Pas de Fukuoka. On voyait Dalian, le même numéro de vol, porte C53, on a foncé à toute vitesse. Devant la porte, il y avait une grande file. On ne voyait pas Fukuoka sur l’écran. Ça nous a énormément angoissé. On a demandé à un personnel de l’aéroport si l’avion irait bien à Fukuoka, il nous a annoncé que le vol était annulé à cause du temps !! “WHAAAAAAAAT!!!” On lui a demandé comment ça se passait, qu’est-ce qu’on devait faire mais il était incapable de nous répondre en anglais. On est retourné en arrière pour vérifier sur le panneau des départs, aucune information sur l’annulation. On a demandé à plusieurs personnes de l’aéroport, même au point info, personne ne parlait anglais. “WHAT IS THIS FUCKING AIRPORT??!” c’était notre dernière réponse agacée que l’on a donné au personnel. On était exténué. On est retourné devant la porte C53, celle de notre avion. La file était plus grande. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi ils disent rien ? Est-ce qu’on va resté coincé ici ?

J’ai repéré un homme typé européen. Il discutait avec une femme tenant un billet d’une compagnie suisse. Je leur ai demandé s’ils parlaient français. Hallelujah ! Le mec était français ! Il était très détendu. On lui a demandé s’il était au courant pour l’annulation. Il ne l’était pas. Mais il a vérifié sur son téléphone et il a vu que le vol partait une heure plus tard. Pouvoir discuter et attendre avec lui nous a un peu calmé. Il n’était pas étonné des perturbations. Il travaille en relation avec Dalian et connaît bien les aéroports chinois. D’après son expérience, c’est toujours le bordel et les chinois ne s’embêteront pas pour aider un étranger et parler anglais… Bien pour un aéroport international… La porte s’est ouverte enfin ! C’est bon, on a pu monter dans l’avion. On est resté tous les trois ensemble jusqu’à ce qu’on rejoigne nos sièges respectifs. Mais l’avion ne décollait pas. Les minutes passaient, aucune information. Ce n’est qu’une heure après qu’on a enfin décollé. Une heure a attendre dans l’avion, c’est long,  c’est angoissant. Là tout me passait par la tête “Pourquoi je suis partie ?” “Vais-je rester coincée en Chine ?” “Comment je vais faire pour mes bagages ?” “Si l’avion décolle, va-t-il bien jusqu’à Fukuoka ?” “Est-ce que je vais mourir ?” … En plus, je ne captais pas le wifi donc aucun moyen de me renseigner ni de prévenir qui que ce soit. On a enfin décollé à 11h. Jusqu’à Dalian je ne savais pas si on allait à Fukuoka. Aucune annonce à ce propos. C’est en atterrissant qu’un message en japonais surgit, disant que l’avion se rendait à Fukuoka. Bien sûr, pas de traduction en anglais pour comprendre intégralement le message. Tout le monde était sorti, sauf 4 européens. Simon (l’allemand de Pékin) et deux autres allemands, une fille et un garçon, et moi. On ne savait pas quoi faire mais on nous demandait de sortir. En sortant on nous a donné une espèce de ticket en plastique pour pouvoir remonter dans l’avion. On a passé l’immigration (j’ai rempli en tout 3 documents jaunes “Arrival card”) et on s’est dirigé vers le panneau des départs. Il était sur un poteau à quatre faces, chaque écran avait une liste différente du coup on paniquait car on ne voyait pas notre vol sur le premier écran, ni le deuxième. Il était sur le 3ème. Un rien nous stressait de toute façon hahaha. Ça nous a tout de même fait du bien de se retrouver entre européens et discuter entre nous. “Stay together !”On s’est dit qu’on allait rester tous les quatre ensemble jusqu’à Fukuoka.

Arrivés en terre japonaise ce n’était plus du tout la même situation. Tout était traduit en anglais, le personnel parlait anglais et c’était très organisé. Le personnel cherchait les étudiants avec le “Certificate of Eligibility” pour former d’autres files afin de créer nos cartes de résidents. A partir de là, Leena et moi nous séparions des deux garçons. Nous sommes restées ensemble jusqu’à la récupération de nos bagages (ils étaient bien là !!) On s’est quitté en s’échangeant nos adresses sur Facebook. Leena parlait bien anglais car elle a fait des études en Austalie mais elle n’a jamais appris le japonais. Elle partait pour 6 mois d’études au Japon sans aucune base. Ganbatte kudasai Leena ! (Bon courage Leena). On devait ensuite remplir un document pour l’immigration, c’était une déclaration des produits que l’on transportait dans nos bagages. J’ai donné ce document rempli accompagné de mon passeport et de ma carte de résident, ils n’ont même pas ouvert mes bagages ! Je suis arrivée dans le hall de l’aéroport international avec un grand sourire aux lèvres. JE SUIS AU JAPON !! よかった !

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