Le début d’une nouvelle vie ! (Partie 1)

🇨🇵FR

Le 25 septembre marque le début d’une nouvelle vie. Le voyage a été très perturbé, mais que serait un voyage sans péripéties ?

Après avoir passé une nuit agitée par excitation du voyage, j’ai rejoins l’aéroport à 11h30. Une très bonne amie qui y travaille m’y attendait. Grâce à elle, j’ai pu avoir certains privilèges comme obtenir un passe coupe-file.

2016-09-25-12-05-46

C’était une sensation très bizarre de lui dire au revoir. Je ne réalisais pas vraiment que nous ne nous verrons plus pendant un an. Que je partais loin, séparée de tout ce qui m’est familier, tous ceux que j’aime

Une fois assise dans l’avion, j’ai saisi l’opportunité de dire au revoir à mes parents et Maxime au téléphone. 14h10, l’avion s’est mis en route, c’est parti pour Pékin ! Le vol était très long, impossible de fermer l’œil. Le siège n’était pas confortable du tout. Mes jambes me faisaient terriblement mal, je devais me lever régulièrement pour les dégourdir. L’avion a atterri à Pékin à 7h heure locale (1h en France).

avion-paris-pekin

de Paris 14h à Pékin 7h heure locale

A première vue, j’ai constaté que l’aéroport était super propre, ça sentait même le produit d’entretien. J’ai suivi le panneau « International transfert » car ma destination était Fukuoka. Arrivée au guichet, on m’a demandé de faire demi-tour car je n’étais pas dans la bonne file. Je voyais une autre file gigantesque pour sortir de l’aéroport mais pas d’autre. Il n’y avait aucun panneau qui indiquait les vols, j’étais paniquée. Je suis revenue dans la file pour les correspondances internationales pour demander plus d’explications. La personne au checkin avait un accent anglais à couper au couteau, je n’avais rien compris. Je repars, de plus en plus paniquée. J’ai montré mon billet à un agent, il m’a dirigé vers les vols locaux sans dire un mot. Cette personne ne parlais pas anglais. En fait, aucun agent ne parle anglais. J’ai montré mon billet à l’agent au checkin, je devais être sur la bonne voie puisqu’il m’a laissé passer. On m’a indiqué qu’il fallait suivre les panneaux « Domestic transfert » car j’avais une correspondance à Dalian ! Il fallait prendre une navette pour rejoindre le terminal. J’avais perdu beaucoup de temps et j’étais vraiment stressée. Pour être sûre, j’ai demandé à une agent si j’étais au bon endroit pour rejoindre les vols locaux, elle m’a répondu en chinois. Bon, je suis restée à quai, attendant la navette.

A côté de moi se trouvait un grand blond aux yeux bleu. On a échangé quelques phrases et en se plaignant de l’aéroport on s’est rendu compte qu’on avait la même destination et les mêmes inquiétudes. C’était un autrichien qui allait rendre visite à son oncle à Fukuoka. On a donc fait le bout de chemin ensemble jusqu’à ce qu’on monte à bord. Arrivé au terminal, on a passé les portiques de l’immigration. Il était 8h10 et le vol était à 8h50 ! Une fois nos bagages à main récupérés, « Ok let’s go! » on a foncé vers le panneau des départs. On voyait Dalian, le même numéro de vol, porte C53, on a foncé à toute vitesse. Devant la porte, il y avait une grande file. Rien n’était affiché. Vu l’heure, on était censé monter à bord. On a fait demi-tour pour vérifier sur des panneaux plus loin. L’autrichien pensait qu’on a suivit la mauvaise direction. J’avais envie de pleurer. On est revenu devant les portes, rien n’avait bougé. Toujours une masse de gens devant. On a demandé à un agent, il nous a annoncé que le vol était annulé à cause d’une tempête !! « WHAAAAAAAAT!!! » On lui a demandé comment ça se passait, qu’est-ce qu’on devait faire mais il était incapable de nous répondre en anglais. On est retourné encore en arrière pour vérifier sur le panneau des départs, aucune information sur l’annulation. On a demandé à plusieurs agent de l’aéroport, même au point info, personne ne parlait anglais. « WHAT IS THIS FUCKING AIRPORT??! ». On était exténué. On est retourné devant la porte C53. La file était plus grande. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi ils disent rien ? Est-ce qu’on va resté coincé ici ?

J’ai repéré un homme typé européen qui tenait un billet d’une compagnie suisse. Je lui ai demandé s’il parlait français. Hallelujah ! Il était français ! Il était très détendu. On lui a demandé s’il était au courant pour l’annulation. Il ne l’était pas. Il nous a confié qu’il était habitué à ce genre de situation dans les aéroports chinois. Il a pu difficilement se connecter à Internet sur son téléphone et vu qu’il y avait une tempête. Il fallait attendre. Discuter avec lui nous a calmé. On a attendu une bonne heure jusqu’à ce que les portes s’ouvrent. On est resté tous les trois ensemble jusqu’à ce qu’on rejoigne nos sièges respectifs. J’étais toujours secouée. Je n’avais aucun moyen de contacter mon tuteur qui m’accueillait à Oita. Je ne savais pas comment ça allait se passer une fois arrivée à Dalian. Les minutes passaient et l’avion ne décollait pas. Ce n’est qu’une heure après qu’on est enfin parti. Une heure de vol.

C’est en atterrissant qu’un message en japonais a retenti, informant que l’avion se rendait à Fukuoka. Heureusement que mes quelques bases de japonais m’ont permis de comprendre car il n’y avait aucun message en anglais. Je pensais à Simon l’autrichien qui devait être complètement perdu. Tout le monde était sorti, sauf 4 jeunes européens. Simon, deux allemands, une fille et un garçon, et moi. On ne savait pas quoi faire mais on nous demandait de sortir. En sortant on nous a donné un ticket pour pouvoir remonter dans l’avion. On devait passer l’immigration et attendre devant la porte de notre vol. On était tous tendu. Les agents de Dalian n’était absolument pas aimables. Malgré la pression, on était tous soulagé de s’être rencontré. On s’est dit qu’on devrait rester ensemble jusqu’à Fukuoka. Leena était assise à côté de moi. Le vol n’a pas duré longtemps, j’ai pu décompresser un peu.

Arrivés en terre japonaise ce n’était plus du tout la même situation. Tout était traduit en anglais, le personnel parlait anglais et c’était très organisé. Le personnel cherchait les étudiants avec le « Certificate of Eligibility » pour former d’autres files afin de créer nos cartes de résidents. A partir de là, Leena et moi nous séparions des deux garçons. Nous sommes restées ensemble jusqu’à la récupération de nos bagages. Quel soulagement de les voir ! On s’est quitté en s’échangeant nos compte Facebook. Leena parlait bien anglais car elle a fait des études en Austalie mais elle n’a jamais appris le japonais. Elle partait pour 6 mois d’études au Japon sans aucune base. Ganbatte Leena ! (Bon courage Leena).

Après avoir rempli et transmis le document déclarant ce que mes bagages comportaient, je suis arrivée dans le hall de l’aéroport international avec un grand sourire aux lèvres. JE SUIS AU JAPON !! よかった !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s